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Cette page reprend les divers articles de presse rédigés sur MEV
sprl.
Certains de nos escaliers ont été publiés dans des revues de
décoration mais notre nom n'y figure pas. Il s'agit en général de la présentation
d'une maison où seul figure le nom de l'architecte (Gaël, Libre Essentielle, Les
nouvelles immobilières, Déco idées, Villas, Particulier à particulier (France), etc.).
Ces articles ne sont pas repris dans cette page.
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Au lieu de grimper à l'arbre...
Attendez plutôt qu'il devienne un escalier, après être
passé par M.E.V. et Samola à Gembloux
Leur devise, c'est «de l'arbre à l'escalier».
Et même la rue où sont situées ces entreprises gembloutoises - rue des Poiriers, 14 -
portent un nom d'arbre. Bien évidemment, on ne fabrique pas des escaliers avec le bois du
poirier. Mais ici, on ne travaille que le bois.
L'escalier est devenu le cheval de bataille de
l'entreprise M.E.V. qui s'est spécialisée dans ce type de mobilier : «Un
escalier c'est un meuble sur lequel on marche ! » dit Philippe Vereerstraeten
expliquant que cette fabrication se situe à cheval entre l'ébénisterie (pour la
précision et la finition) et l'art de la charpente (pour la maîtrise de la géométrie).
Ca monte et ça tourne.
Des escaliers, M.E.V. en produit environ 80 par
an désormais et s'il faut l'en croire, ils sont tous différents car conçus en fonction
des desiderata des clients et de manière à s'intégrer dans l'habitation où ils
rempliront leur office.
Pour fabriquer des éléments tubulaires de l'escalier
(fuseaux et piliers), elle compte sur la société soeur Samola, laquelle a
acquis une renommée dans la discipline très particulière qu'est le tournage du bois, au
point qu'elle fournit désormais également d'autres entreprises : au total quelques 1.000
pièces par an. Les deux sociétés occupent quatre jeunes artisans (la moyenne d'âge est
de 30 ans) : trois pour les escaliers et un pour le tournage.
M.E.V. a commencé son activité voici 13
ans, dans un garage. Puis, ce fut un atelier vétuste à Wavre. Enfin, aujourd'hui, ses
ateliers font 600m2. Au début,
c'était une menuiserie générale qui, en raison de la demande croissante, s'est
spécialisée dans l'escalier. Le chiffre d'affaire est de quelque 10 millions de F. par
an.
Amoureux du bois
Passée maître dans la conception et la fabrication
d'escaliers de type classique, généralement commandés par des particuliers,
l'entreprise voudrait développer plus spécialement son produit dans des formes plus
contemporaines. Et elle aimerait aussi travailler pour les bâtiments publics et fournir
des escaliers monumentaux.
Mais l'ambition des Gembloutois ne se limite pas à cela.
Le rêve poursuivi est de confectionner des maisons en ossature bois à structure
apparente. Ils l'ont déjà faite, d'ailleurs, pour pouvoir estimer les difficultés
techniques et le prix de revient.
Cet attrait pour le bois correspond bien, au demeurant,
à la tendance actuelle de renouer avec les matériaux nobles, naturels et chaleureux. «Et
puis, le bois est le seul qui se régénère naturellement sans causer de nuisance ! »
disent-ils, expliquant qu'en grandissant, l'arbre fabrique de l'oxygène et sert d'habitat
aux oiseaux, et qu'une fois abattu, une deuxième vie s'offre à lui. Que recourir au bois
constitue aussi un bon moyen de promouvoir l'exploitation forestière et de favoriser le
reboisement.
A Gembloux, on ne gaspille pas le bois puisque les
déchets (sciure et copeaux) sont récoltés par un système d'aspiration souterraine afin
d'être réutilisés pour la fabrication de panneaux et de briquettes de chauffage.
Les deux sociétés soeurs n'ont ni showroom, ni
représentant. Il faut aller sur place pour se rendre compte du travail qu'on y fait. Et
puisque l'occasion se présente.
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Sur les
marches du succès, à Gembloux L'escalier
en bois, c'est leur truc.
Ils en fabriquent et en placent environ 80 par an. Et ils
tournent quelques 1.000 pièces destinées à ces meubles un peu particuliers, puisque,
soulignent-ils, on marche dessus. Voilà ce qu'à pu voir le public qui avait choisi,
dimanche, d'aller découvrir à Gembloux, ville cible de la Journée découverte
entreprises, les sociétés MEV et Samola, actives dans la
transformation du bois. Et installées, spécialité oblige, rue des Poiriers.
Les quatre artisans qui animent les lieux assurent qu'ils n'ont jamais réalisé deux fois
le même projet. Ils ne proposent d'ailleurs aucun modèle standard et s'adaptent à toute
configuration. Ils n'ont ni de représentant, ni salle d'exposition.
Aux visiteurs, ils ont montré, entre autres, le cheminement du bois qui arrive chez eux
à l'état de tronc scié en planches et sort sous forme d'escalier ; ou encore leur
savoir faire en matière de tournage. |
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| L'AI-JE BIEN MONTÉ?
Active depuis 1985 dans
la menuiserie et
l 'ébénisterie MEV - Samola s'est spécialisée dans la conception et la réalisation
d'escaliers en bois de tout type. |
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MEV
et Samola sont deux sociétés soeurs dirigées par leur fondateur, Philippe
Vereerstraeten. La première (SPRL) date de 1991, la seconde (SA) de 1992. «J'ai
commencé en nom propre en 1985, précise celui-ci. Après avoir travaillé dans divers
domaines de la menuiserie, j'ai fondé MEV, qui s'occupe de la conception et de la
réalisation des escaliers alors que Samola, qui est propriétaire des bâtiments, est
orientée vers le tournage sur bois, principalement pour MEV mais également, depuis ces
derniers mois, pour d'autres professionnels du bois. En d'autres termes, c'est MEV qui
prend les risques, surtout depuis que nous avons quitté Wavre pour le zoning de Gembloux
où nous avons emménagé au début de 1993.» Au début, MEV continue à réaliser des
travaux de menuiserie intérieure avant de se consacrer exclusivement, en 1996, à la
fabrication d'escalier. De la conception à l'installation. «Un escalier doit être
pensé dans sa globalité, poursuit Philippe Vereerstraeten. Tout doit être préparé
avec une extrême minutie car la moindre erreur peut remettre en question l'ensemble de
l'ouvrage.» |
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Actuellement,
MEV confectionne environ 80 escaliers par an. Ensemble, les deux sociétés réalisent bon
an, mal an, un CA d'une dizaine de millions avec quatre personnes. «Sans publicité,
souligne Philippe Vereerstraeten. Notre développement s'est effectué simplement grâce
au bouche à oreille et aux bons rapports que nous entre tenons avec nos clients,
notamment les architectes.» |
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ESCALIER
ESTHETIQUE. Si l'entreprise gembloutoise est active dans toute la Belgique, son
rayon d'action se limite sur tout à Bruxelles et au Brabant où elle réalise 75 % de son
chiffre d'affaires.
«Nous envisageons de prospecter davantage la province de Namur, mais celle-ci est
beaucoup moins peuplée que la Région bruxelloise et sa périphérie», note
Philippe Vereerstraeten, qui ambitionne de s'attaquer avec son équipe à des projets plus
importants. «Notamment les escaliers monumentaux dans les lieux publics, indique-t-il.
Mais nous nous efforçons aussi de promouvoir au maximum les escaliers décoratifs et
originaux qui constituent autant de défis techniques.» Jusqu'à présent, la clientele
de MEV se recrute principalement parmi les particuliers. «Aujourd'hui, nous assistons à
une nouvelle tendance, remarque Philippe Vereerstraeten. |
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L'escalier
ne revêt plus seulement un aspect fonctionnel mais également esthétique. Dans beaucoup
de nouvelles constructions, il est placé en plein milieu d'une pièce avec laquelle il
doit s'harmoniser. En dehors des escaliers, nous nous intéressons également à la réa-
lisation de maisons à ossature bois avec structure apparente. Nous sommes apte à fournir
tout type de charpenterie qui présente un intérêt technique et pour lequel nous pouvons
utiliser l'expérience et le mé- tier acquis dans la fabrication d'escaliers.»
Last but not least, MEV va bientôt disposer d'un site Internet afin
de présenter à un public plus large ses réalisations les plus spectaculaires. Avec pour
objectif, dans le futur, de gravir encore quelques marches supplémentaires. |
| GUY VAN DEN NOORTGATE |
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Il l'aime bien balancé
Il n'y a pas si longtemps, on plaçait le plus souvent l'escalier dans une cage sombre et
ét étroite. Le bel escalier contemporain fait partie du mobilier. On le retrouve souvent
au milieu des pièces à vivre. Décoratif et utile, droit, tournant, à cage ouverte ou
fermée, le menuisier Philippe Vereerstraeten les dessine et les réalise à Gembloux.
Avec sa petite équipe d'artisans.Dominique
WAUTHY
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S'il peut tolérer
un léger défaut sur la première contremarche d'un des escaliers sortant de son atelier,
Philippe Vereerstraeten est intransigeant pour le reste.
En belle face, après avoir été débitées dans des plateaux de bois, toutes les pièces
façonnées doivent être irréprochables. Les 80 réalisations artisanales qui sortent
bon an mal an de son atelier sont des escaliers uniques. 
Marches et limon sont partiellement assemblés en atelier.
chez le client, l'ensemble sera monté en moins d'un jour.
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«Nous n'utilisons pas
de logiciels pour dessiner nos escaliers. Avec cette approche, on restait cantonné dans
une mise en musique standard. A long terme, c'est mauvais. L'ordinateur n'a rien prévu
pour les cas particuliers. Ce que j'aime surtout, c'est réaliser ce que les autres ne
veulent pas faire. De plus, je n'ai jamais vu un autre fabricant à l'oeuvre».
Les techniques qu'ils maîtrisent aujourd'hui parfaitement, Philippe Vereerstraeten les a
apprises seul, dans les livres. Une fois la géométrie et la vision dans les trois
dimensions bien acquises, c'est à son imagination d'artisan de parler dans l'espace.
Pour la conception, certaines règles fondamentales comme l'emmarchement sont
universelles. Il y a aussi les limites imposées par les contraintes mécaniques et
extérieures. Comme celels déterminées par le dégagement, les portes, les fenêtres, la
hauteur du toit.... Avec une structure conçue comme une charpente, l'ensemble de
l'escalier doit être rigide. Grâce à l'assemblage du puzzle et au report des efforts
sur les différents éléments qui le composent.
«Je tente de cerner rapidement les goûts de mes clients, en voyant d'abord
comment ils se meublent. |
Je leur propose ensuite des modèles, à moins qu'ils n'aient déjà leur
idée».
Le premier impératif est d'utiliser au mieux l'espace, en fonction de la distribution des
pièces dans la maison. L'esthétique vient après.LA FORME EST DONNEE PAR
SON BALANCEMENT
Un des secrets de fabrication est d'harmoniser efficacité et création. Philippe
Vereerstraeten opère ainsi dans un système de calibre. Des gabarits très précis, mis
au point au fil des ans, et utilisés pour donner vie aux pièces posant le plus de problèmes. Celles servant notamment de raccords.
«C'est à partir d'un
plan d'exécution que l'on établit le gabarit. La réussite d'un escalier n'est pas dans
son choix mais dans la forme donnée par son balancement. Personnellement, je n'apprécie
pas trop les moulures. Je préfère épurer au maximum. J'aime les modèles qui s'envolent
un peu».
Chaque pièce travaillée possède sa référence, comme cette 9e marche de la 3e volée
de cet escalier en hêtre bientôt prêt à être embarqué dans le camion, pour être
ensuite monté chez le client.
Pour arriver à ses fins, le patron de MEV n'a pas adopté de machines modernes à
réglages numériques sophistiqués. Scies circulaires ou à ruban, raboteuses et toupies
transformées et améliorées par ses soins travaillent ainsi le bois. En respectant
scrupuleusement le sens de son précieux fil. |
 Ce superbe escalier contemporain hélicoïdal possède en son
coeur un noyau évidé très esthétique. Ce modèle est très confortable : parceque l'on
y trouve à la fois une main courante centrale et un dégagement au niveau du noyau, ce
qui augmente sa largeur. On passe ainsi aisément le bras et les épaules au-dessus du
noyau central. Beau et efficace. |
L'apprentis sage
Fils de médecin et membre d'une famille nombreuse, Philippe Vereerstraeten
avait débuté des études d'ingénieur. Mais il ne voulait surtout pas se retrouver
derrière un bureau.
Son esprit rationnel et ingénieux lui permet aujourd'hui de défier de nombreuses
techniques et d'adapter ses machines-outils.
Ses premiers pas dans le travail manuel l'ont conduit au façonnage du
bois. Il l'a d'abord appris modestement en suivant la filière de l'apprenti chez un
fabricant de cuisines et de placards. Là, il apprend l'abc des panneaux et leur
assemblage. Pour accéder enfin à la profession d'indépendant et au patronat.
Pour honorer les commandes d'un architecte, il fait ses premières armes dans le massif.
En autodidacte. Avec des tablettes, portes, parquets et mobilier de rangement. Puis des
escaliers droits. Et enfin un premier escalier balancé à installer dans un magasin.
«Je me souviens avoir très peu dormi avant d'aller sur place pour
l'assembler», confie le jeune patron de MEV. «J'avais mis trois
semaines pour le fabriquer. Aujourd'hui, pour le même modèle, moi et mon associé, on
mettrait à peine deux journées».
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Quelques
mots techniques pour
mieux en parler |
Plans, façonnage,
assemblage et montage |
MEV se
consacre 100%
aux marches et paliers |
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BALANCEMENT :
marches rayonnantes dans un escalier tournant.
CONTREMARCHES : partie verticale de la marche.
ECHAPPEE : distance entre les marches et le bord de la trémie ou le plafond.
EMMARCHEMENT : largeur de passage dans l'escalier.
GARDE-CORPS : constitué d'une main courante et de balustres pour assurer une protection.
GIRON : profondeur de la marche, entre le nez de la marche et la contremarche.
LIMON : pièce de bois qui porte l'extrémité des marches.
MAIN COURANTE : haut du garde-corps où s'appuie la main.
NEZ DE MARCHE : débord de la marche par rapport à la marche précédente.
VOLEE : partie d'un escalier composé de marches égales comprises entre marches
balancées.
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Lors du premier contact avec la clientèle, un type d'escalier est déterminé
suivant les goûts du client ou sur base de photos reprises dans un album de 320 documents
couleurs. MEV ne possède ni showroom ni catalogue, mais grâce à son site Internet et au
menu qui l'accompagne, il est possible de visionner différents types d'escaliers (droits,
balancés, hélicoïdaux). Le tout dans des styles classiques ou contemporains, utilisant
différentes techniques (lamellé collé, à crémaillères...). Des photos hautes
définitions peuvent aussi vous être envoyées par e-mail. Au besoin, un palier peut
être réalisé tout en bois (ossature et revêtement), ou en verre feuilleté sur
ossature bois.
Une dizaine d'essence sont laissées au choix du client : le hêtre, le chêne et
l'érable étant privilégié pour ce genre de travail.
Une fois le devis établi et accepté, des mesures précises sont prises sur chantier. Un
plan à l'échelle 1/1 est alors réalisé.
Ensuite, les gabarits et le bordereau des bois sont établis, ce qui permet de démarrer
la fabrication. Le bois est dégauchi (redressé), calibré et façonné. A ce moment
seulement, les pièces sont assemblées entre elles.
Une fois terminées, les pièces sont finies (cire, teinture, vernis). L'escalier est
alors partiellement assemblé, pour être ensuite transporté et placé. |
 Ci-dessous, les paliers sont une autre spécialité de MEV. Cette
rampe et ce garde-corps ronds sont du plus bel effet dans un espace chaleureux où les
formes ovales se répètent. L'escalier à crémaillères (ci-dessus) possède un limon
découpé sous les marches; à côté, le mélange bois-métal présente parfois un plus.

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Que
coûte en moyenne un modèle de votre fabrication?
La fourchette de prix est très large. Pour un escalier d'un étage, disons que cela va de
2.000 EUR à 7.500 EUR. Si vous achetez un modèle en kit, vous devez encore l'assembler
et le placer vous-même. Ce qui n'est pas toujours évident si les murs sont hors
équerres. Si vous devez faire appel à quelqu'un pour ce placement, vous paierez en final
la même somme que pour un escalier artisanal sur mesure. Qu'est
ce qui coûte le plus cher dans le travail?
La main d'oeuvre bien sûr qui représente des deux tiers de la facture. Si le
placement est généralement assez rapide grâce à la prise précise des mesures, il faut
compter en moyenne 150 heures d'atelier pour un beau modèle. Le placement à deux ou
trois personnes prend généralement une journée maximum.
Vous réalisez d'autres travaux de menuiserie intérieure?
Quand on a démarré l'activité en 1985, on réalisait toute la menuiserie. Aujourd'hui,
avec trois personnes occupées et moi-même, on se consacre uniquement aux escaliers et
aux paliers. Nous souhaitons aussi réaliser des maisons à ossature bois avec structure
apparente et d'un excellent niveau de finition. Une activité de charpenterie
complémentaire. Nous en avons déjà réalisé une pour se familiariser avec la technique
et déterminer le prix de revient. |
 On peut céruser le bois (ci-dessus). Ou le vernir légèrement
comme pour le modèle balancé classique à fuseaux.

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Article reprenant la plupart des mots du lexique
ainsi que quelques photos de nos réalisation.
Pour plus de renseignements visitez le site du magazine.
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L'empereur de
la marche |
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ls tournicotent, partent en vrille et vous envoie en
l'air.
Les escaliers de Philippe Vereerstraeten brisent les académismes. A Gembloux (B), on n'a
vraiment pas l'esprit d'escalier. |
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Cet homme-là est plus qu'un menuisier. Son parcours est
alambiqué, comme ses créations du reste. Des escaliers d'un genre unique. Pas d'études
de menuiserie classique donc, mais des stages souvent fastidieux « à faire des petits
trous dans des portes de cuisines équipées. » En 1994, se sentant un peu juste aux
entournures, l'apprenti biberonné au stakhanovisme fonde une société de portes et
fenêtres. Douze ans plus tard, bien inspiré par sa campagne wallonne, le voilà devenu
expert en escaliers. Féru d'histoire de France, un tantinet intello, le concepteur
préfère les obstacles à la facilité. « Les murs de travers, passer sous le toit mais
sur la porte tout en donnant l'impression que l'escalier tient dans le vide »,
explique-t-il. Pour le novice, certains de ces projets défient le bon sens.
« Il faut accepter que la structure d'un ouvrage tienne davantage par la pression
horizontale que verticale. Pour ceux qui croient encore qu'on peut passer à travers un
escalier à claire-voie, ça demande un gros travail de persuasion... »
Chez lui, Philippe s'est construit un modèle assez fabuleux. Une sorte de spirale en
hêtre et bois de merbeau qui appartient à la famille des colimaçons - ou hélicoïdaux.
« Un escalier étroit comme une échelle de grenier escamotable et doté d'un limon
intérieur beaucoup plus long que l'extérieur, capable de supporter d'énormes charges
», indique-t-il. Une prouesse architecturale du même acabit que le modèle qui lui a
servi de carte de visite. Installé devant son entreprise, l'escalier à double
révolution s'inspire du magistral escalier central du château de Chambord conçu par
Léonard de Vinci. Cette oeuvre d'art a demandé des semaines de travail et possède les
plus petits côtés imaginables. Deux mètres quarante. Pas un centimètre de plus, «
sans quoi, on se taperait la tête sur les marches de l'autre. Il faut toujours faire
passer le pratique avant l'esthétique. » Chaque année, ce sont quatre-vingts escaliers
uniques qui sortent ainsi de ses ateliers. De plus en plus exigeants, ses clients
n'hésitent pas à lui demander l'impossible « comme rajouter un troisième niveau à un
modèle art déco sans que le travail se voie. » Bourré d'annotations et de croquis
légendés, son site Internet est parsemé de pensées bien choisies, du genre : « Il est
plus facile de lever un peu plus la jambe que de réduire la taille du pied. » Sacrés
Belges! |
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 Petit lexique
Balancement : art de répartir les marches dans un escalier tournant pour qu'il soit
confortable.
Echappée : hauteur de passage au niveau extrême de la trémie (environ 2,10 mètres).
Giron : distance de nez à nez entre chaque marche. C'est la profondeur utile de la
marche.
Limon : poutre dans laquelle sont encastrèes des marches et qui sert à soutenir
l'escalier.
Main courante : pièce de bois ergonomique dont on se sert pour la montée ou pour assurer
la descente. Elle est placée à hauteur constante (90 centimètres environ).
Jeff Levalleux (textes) - Cédric Dhalluin (photos) |
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Numéro spécial consacré aux portes et escaliers. Ce
numéro reprend 23 photos d'escaliers et de garde-corps réalisés par MEV.
Directeur de la publication : Yves Peemans.
Distribution exclusive en Belgique :
TONDEUR DIFFUSSION, 9 av Fr. Van Kalken - 1070 Bruxellles
Tél : +32(0)2-555.02.11,
service abonnements et vente par correspondance : +32(0)2-555-02.17 |
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Lien
direct vers le site du journal le Soir.
Les escaliers en beauté. Ils sont beaux, confortables, sûrs. Ils répondent à la
fois aux normes et sont fabriqués avec des matériaux nobles par des artisans créatifs.
L'escalier a gagné ses galons.
FONCTIONNEL, DECORATIF ET SÛR : L'ESCALIER
Les maîtres d'ouvrage accordent désormais beaucoup d'attention à
l'esthétique de leur escalier. Au point d'oublier les règles élémentaires de
sécurité et de confort.
Autrefois simple élément de construc-tion qu'on se con-tentait d'arpenter sans
y faire atten-tion, l'escalier est, au fil, du temps, devenu partie intégrante de
l'aménagement intérieur. A l'instar d'un meuble, il se doit d'être décoratif et plus
seulement fonctionnel. |
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En ce qui concerne la forme de l'escalier, les maitres
d'oeuvre rivalisent souvent d'originalité, mais ils oublient tout aussi fréquemment que
necessité fait loi et que c'est l'emplacement réservé, appelé trémie, dans le
logement qui déterminera au final le type d'escalier qui viendra agrémenter leur
interieur. C'est donc essentielle-
ment sur les matériaux et le garde-
corps que l'aspect décoratif prend toute son importance. Pour la structure et les
marches, les clients peuvent opter pour le bois (le plus souvent), le métal (de plus en
plus), le béton (brut ou coloré), la pierre (cher mais classieux), le verre ou encore
des matériaux composites. Quant aux garde-corps, si le bois s'y taille encore et toujours
la part du lion, il est de plus en plus souvent utilisé de concert avec d'autres
matériaux : acier, inox, verre
Toujours au rayon « tendances », les escaliers
sans contremarches (la partie verticale entre deux marches) sont très à la mode. De
fait, l'escalier y gagne en légèreté et en luminosité. |
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Les clients proposent, les lieux disposent
Mais un escalier n'est pas un meuble.
S'il est rare de se casser le col du fémur en tombant d'un buffet Louis, en
revanche, les conséquences des chutes dans l'escalier font partie du quotidien des
urgentistes. Les dernières statisti- ques du SPF Economie (ex-INS) laissent apparaître
864 chutes mortelles entre 1991 et 1995, soit une moyenne annuel- le de 173 décés qui
touchent essentiel- lement les personnes âgées ou de très jeunes enfants. « L'aspect
sécurité et stabilité doit toujours passer avant les considérations esthétiques. Nous
refusons de réaliser des escaliers dont une conception ou implantation farfelue met en
danger la stabilité ou la sécurité de l'ensemble. Il ne faut pas oublier
qu'un escalier est avant tout
un élément de jonction entre plusieurs niveaux, qu'il encaisse des chocs et le
risque de chute n'est pas à négliger », explique Philippe Vereerstraeten,
administrateur de la société MEV (lire par ailleurs). |
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La plupart des accidents ont pour origine, outre la
maladresse ou la distraction des utilisateurs, des garde-corps et une rampe mal conçus.
Pourtant, les prescriptions auxquel-les doivent répondre ces deux éléments font l'objet
d'une revue de détails dans la norme NBN NEN 3509 qui traite des escaliers à
l'intérieur d'habitations ainsi que dans la NIT 198 (note d'informations techniques) du
CSTC (Centre scientifique et technique de la construction). Mais le fabricant a également
le devoir moral d'avertir ses clients des risques qu'ils encourent. Autre notion
importante à s'effacer derrière des considérations esthétiques : un escalier, c'est un
« meuble » sur lequel les gens circulent. Et parfois, bien plus souvent qu'ils ne le
voudraient. Il doit donc être ergonomique, « sinon, ce n'est plus un escalier mais une
sculpture sans fonction et donc, dans ce cas-ci sans intérêt », ajoute Philippe
Vereerstraeten. Des études menées entre 1965 et 1980 sur la praticabilité des escaliers
ont démontré que les escaliers les plus « confortables » présentaient une hauteur de
marche de 17.5 cm et un giron (profondeur de marche) de 29 cm. |
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Ceci étant, en ce qui concerne les girons, seule la
Flandre s'est fendue d'une exigence explicite. L'AR du 9 mai 1977 stipule en effet que le
giron doit posséder au minimum 23 cm de profondeur au niveau de la ligne de foulée.
« Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le giron a plus d'importance
que la hauteur de marche. Il vaut mieux augmenter cette dernière pour avoir un giron de
22 cm minimum car il est tout simplement plus facile de lever un peu plus la jambe que de
réduire la taille de son pied », conclut Philippe Vereerstraeten. CQFD Enfin, sauf à se
contenter d'un escalier lambda qu'on peut acheter tout fait sur catalogue et faire poser
par un menuisier, ceux qui désirent un escalier sur mesure fait main par un véritable
concepteur ont tout intérêt à sy prendre à temps il faut en effet compter de 8 à 10
semaines avant de pouvoir en prendre livraison.
ADMON WAJNBLUM |
| DES ARTISANTS PROPOSENT DES ESCALIERS A HAUTE
VALEUR AJOUTEE |
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| « Les escaliers c'est comme les cuisines : avant, tout le monde
s'en foutait; la cuisine était réservée à la domesticité et les maîtres n'y
mettaient jamais les pieds. Aujourd'hui, ce lieu est devenu un véritable espace de vie et
les maîtres d'ouvrage consacrent un budget hallucinant à doter leur habitation de
cuisines équipées. Pareil pour les escaliers. Ce n'est que dans la dernière partie du
20e siècle, avec la généralisation du chauffage central et un renforcement de
l'isolation thermique des bâtiments, que les pièces de vie ont commencé à remplir
plusieurs fonctions (séjour, cuisine, salle à manger). Dès lors, l'escalier a été mis
en valeur dans ce volume et est peu à peu devenu un objet de décoration là où
auparavant il se trouvait toujours dans les halls de distribution, soigneusement séparés
des pièces de vie. Cette intégration de l'escalier dans la pièce de vie a notamment
permis de réduire la taille des halls de distribution et de mieux rentabiliser la
surface construite. » |
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Philippe Vereestraeten, fondateur et administrateur de la société
MEV, sait de quoi il parle. Les escaliers, ça fait prés d'un quart de siècle qu'il en
conçoit dans son atelier de Gembloux. Intarissable sur le sujet, il pousse le vice - ou
l'amour du métier - à dessiner tous les plans de ses escaliers à la main, snobant les
logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur) qui constituent pourtant l'ordinaire de
ses confrères. « Ces logiciels emprisonnent le concepteur dans la limite du programme
fixée par l'ingénieur informaticien, lequel, faute d'expérience, ne pourrait pas
concevoir un programme suffisament souple pour envisager les petites astuces qui se
présentent à chaque projet. En outre les logiciels de DAO ne permettent pas de
travailler simultanément dans le plan et l'élévation, mais seulement dans la vue en
plan, ce qui est bien trop limitatif. Bien sûr, avec l'informatique, on peut fabriquer
des escaliers parfait, mais il y manquera toujours ce qui donne la valeur ajoutée : la
main de l'artisan. Or j'ai choisi de privilégier l'originalité au détriment du volume. |
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Une certaine idée du métier
Comparée avec celles de ses concurrents, la production annuelle de MEV peut
effectivement prêter à sourire : à peine une soixantaine d'escaliers. Mais tous sur
mesure et garantis uniques. « Les clients qui viennent nous voir ont rarement une idée
précise de ce qu'ils veulent. Ou alors, quand ils en ont, elle demande bien souvent à
être infléchie, soit que le modèle d'escalier ne s'intégrera pas à son environnement,
soit que le volet esthétique prend le pas sur la fonctionnalité », souligne Philippe |
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Vereerstraeten.
Ce dernier a beaucoup réfléchi à la question et developpé des escaliers qui
répondent à ce credo et qu'il est seul à fabriquer. Comme ces escaliers helicoidaux
avec noyau evidé qu'il exporte jusqu'en France. Ceux-ci offrent le triple avantage d'une
main courante centrale, d'un dégagement plus impor- tant au-dessus de la rampe (ce qui
augmente la largeur de l'escalier) et d'une esthétique sans équivalent qui peut se
décliner indifféremment en version « classique » ou
« contemporaine » . |
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Car, qu'on se le dise, « prétendre que le bois ne
s'accomande qu'avec le rustique est un non-sens », martèle Philippe Vereerstraeten.
Si le travail artisanal coûte toujours un peu plus cher que la production
industrielle, il continue pourtant à faire rêver. Pour preuve, le carnet de commandes de
MEV est rempli jusqu'a' fin 2007! Il faut dire que, tout à sa logique artisanale,
Philippe Vereerstraeten tient à garder l'entreprise à dimension humaine.«
MEV est et restera une entreprise de petite taille et c'est très bien comme ça car je |
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n'ai pas envie que notre réputation diminue d'une
façon inversément proportionnelle à la taille de l'entreprise. D'autant que pour
répondre aux critères de qualité que je me suis fixés, il faut un personnel hautement
qualifié, lequel ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval ».
ADMON WAJBLUM |
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Portrait d'une entreprise
 MEV:
des escaliers modernes avec le savoir-faire d'antan
Implantée à Gembloux, MEV est une entreprise spécialisée dans la conception
et la réalisation d'escaliers classiques et contemporains en bois. Son fondateur,
administrateur et génial concepteur, Philippe Vereerstraeten, vaut à lui tout seul le
détour. Encyclopédie vivante de l'escalier, féru d'histoire, rarement en retard d'un
bon mot ou d'une anecdote, il a fait de sa SprI une véritable référence dans ce secteur
où les Tpe ont pourtant presque toutes dû céder la place à de grandes entreprises
ultra-mécanisées.
Drôle de parcours aussi que le sien. Fils de médecin promis lui-même à une
brillante autant que rémunératrice carrière d'ingénieur, il envoie cette belle
destinée valser par-dessus les moulins après une demi-année de candidature pour entrer
en grande pompe... comme apprenti chez un fabricant de cuisines équipées et de placards.
Là, tel le poinçonneur des lilas de la chanson de Gainsbourg, il fait des p'tits trous,
toujours des p'tits trous dans des panneaux en contreplaqué. "J'ai tenu le choc
sachant qu'au bout, il y avait mon accès à la profession", sourit-il.
Et puis, quel meilleur apprentissage du métier? De fait, il touche à toutes
les facettes de la menuiserie, comblant ses lacunes en potassant tout seul dans la
littérature spécialisée après ses heures. Les résultats ne se font pas attendre.
Contents de son travail. de sa rigueur et d'une éthique rarement prise en défaut, des
clients lui commandent des projets plus ambiteux, en bois massif cette fois: portes,
parquets, mobilier de rangement.... Jusqu'à ce premier escalier droit destiné à prendre
place dans un magasin. Trois semaines plus tard - "là où aujourd'hui il me faudrait
deux jours" - I'objet est placé chez le client et Philippe Vereerstraeten a trouvé
sa voie.
En 1985, alors qu'il n'a que 21 ans, il crée sa propre entreprise de menuiserie
dotée d'un splendide atelier... de 18 m2. Mais dès l'année suivante, les activités
connaissant une croissance linéaire, il emménage à Wavre dans un atelier de 90 m2. Les
commandes succèdent aux commandes et, bientôt, le nouveau lieu devient à son tour trop
exigu. En 1992, Philippe Vereerstraeten fait donc construire un vaste atelier de 600 m2 à
Gembloux sur un terrain de 49 ares. Tout en honorant ses commandes dans le domaine de la
menuiserie intérieure et du mobilier. Il peaufine ses connaissances dans celui specifique
des escaliers, sa veritable marotte et en 1995, il décide de se consacrer entièrement à
la fabrication et à la pose d'escaliers en bois. |
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Au bas de l'échelle Le moment
est bien choisi. En dix ans, les mentalités et les modes ont changé. Le cocooning est
profondément rentré dans les moeurs. Les maîtres d'ouvrage sont prêts à consentir
d'importantes dépenses pour agrémenter leur intérieur et optent de plus en plus souvent
pour des matériaux nobles comme le bois. Ainsi, certains éléments de construction,
autrefois purement fonctionnels, doivent désormais avoir du cachet. C'est notamment le
cas des escaliers qui commencent à être mis en valeur dans des pièces de vie devenues
multifonctionnelles (tout à la fois séjour, cuisine et salle à manger par exemple).
L'escalier devient donc un objet de décoration au même titre que le mobilier. Plutôt
que de surfer sur la vague d'un secteur porteur en faisant un maximum de volume, Philippe
Vereerstraeten a choisi de ramer à contre-courant: "notre but n'a jamais été de
fabriquer des escaliers en série, mais de proposer une fabrication souple qui nous permet
de nous adapter sans difficulté à tout type de situation. Nous n'avons aucun modéle
standard. Pour chaque escalier nous réalisons un plan d'atelier échelle 1/1 afin qu'il
soit parfaitement adapté à l'endroit auquel il est destiné. Une technique de
fabrication méthodique nous permet d'avoir un excellent rapport qualité/prix".
Poussant sa logique jusqu'au bout, l'intéressé va jusqu'à dessiner tous les plans de
ses escaliers à la main. snobant les logiciels de Dao qui lui faciliteraient pourtant la
tâche. "Possible mais ces logiciels emprisonnent le concepteur dans la limite du
programme fixée par l'ingénieur informaticien, lequel, faute d'expérience, ne pourrait
pas concevoir un programme suffisamment souple pour envisager les petites astuces qui se
présentent à chaque projet. En outre, les logiciels de Dao ne permettent pas de
travailler simultanément dans le plan et l'elévation. mais seulement dans la vue en
plan, ce qui est bien trop limitatif. Résultat la production annuelle de MEV tourne
autour de 80 escaliers. Je sais que la plupart de mes concurrents produisent dix fois plus
que moi, mais il ne s'agit pas tout à fait du même métier. Leurs escaliers sont
parfaits, mais ils sont standard, alors que les miens sont garantis uniques et c'est ça
que mes clients viennent chercher. Et puis c'est un pari risqué que d'investir tous
azimuts dans des machines à commande numérique: à court terme, dans un environnement
désormais mondialisé, des entreprises issues de pays où la main-d'oeuvre coûte
beaucoup moins cher peuvent vous faire une concurrence mortelle. Ce qui n'est pas le cas
d'une production où la valeur ajoutée tient toute entière dans le savoir-faire de
l'artisan. Et il y aura toujours des gens prêts à mettre le prix pour un escalier cousu
main".
Et l'escalier devint objet de décoration
Les faits donnent raison à Philippe Vereerstraeten. Si le travail artisanal
coûte toujours un peu plus cher que la production industrielle, il continue pourtant à
faire rêver. Pour preuve, le carnet de commandes de MEV est rempli jusque fin 2007!. Il
faut dire que l'heureux entrepreneur a conçu des escaliers qu'il est le seul à
fabriquer. Comme ces escaliers helicoidaux avec noyau evidé qu'il exporte jusqu'en France
et en Suisse. Malgre le succès, Philippe Vereerstraeten tient toutefois à garder son
entreprise à dimension humaine. "MEV est et restera une entreprise de petite taille
et c'est très bien comme ça car je n'ai pas envie que notre réputation diminue d'une
façon inversement proportionnelle à la taille de l'entreprise. D'autant que pour
répondre aux critères de qualité que je me suis fixés, il faut un personnel hautement
qualifié, lequel ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval". Et tant pis si le
chiffre d'affaires doit plafonner à 350.000 euros.
Adie Frydman |
Pour plus de renseignements visitez le site du journal.
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Numéro spécial consacré aux portes et escaliers. Ce
numéro reprend 7 photos (p27, p 31, p33, p54, p75) d'escaliers réalisés par MEV.
Directeur de la publication : Yves Peemans.
Distribution exclusive en Belgique :
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